Politique

Commission d’enquête sur le 17 octobre : Agnès Firmin-Le Bodo, députée Horizons, démissionne de son poste de corapporteuse

Commission d’enquête sur le 17 octobre : Agnès Firmin-Le Bodo, députée Horizons, démissionne de son poste de corapporteuse

Dénonçant une répartition des postes qui ne respecte pas les équilibres de l’Assemblée nationale, la députée Agnès Firmin-Le Bodo (Horizons) a démissionné, vendredi 30 octobre, de son poste de corapporteuse de la commission d’enquête sur les violences du 17 octobre, selon un communiqué. La députée et ancienne ministre s’était déjà mise en retrait la semaine dernière, inquiète de la crédibilité des travaux.

Le Rassemblement national (RN) avait annoncé qu’il boycottait cette commission, faute d’avoir obtenu l’un des postes de rapporteurs qui, selon lui, aurait dû lui revenir, au nom d’un équilibre politique et de son poids de premier groupe à l’Assemblée nationale. Plusieurs initiatives, notamment de la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, ont échoué cette semaine à sortir de l’impasse. La gauche s’est notamment opposée à la création d’un quatrième poste de rapporteur réservé au RN.

Face à « l’absence d’évolution de la situation », Mme Firmin-Le Bodo a annoncé sa démission dans un communiqué adressé vendredi à la presse. « Une commission d’enquête ne peut pas remplir pleinement sa mission sans un cadre de travail respectueux des équilibres démocratiques et de la composition de notre Assemblée », a-t-elle déclaré. Trois corapporteurs avaient été désignés lors de la transformation de la commission des lois en commission d’enquête, à l’issue d’un vote à bulletin secret : Agnès Firmin-Le Bodo, Roger Vicot (Parti socialiste) et Pouria Amirshahi (groupe Ecologiste).

A la suite des violences et pillages inédits du 17 octobre, il est prévu que cette commission se penche, entre autres, sur « la façon dont les pouvoirs publics se préparent en amont de tels événements » mais aussi sur les « renseignements et les moyens dont ils disposent », alors que l’exécutif a reconnu des défaillances concernant l’anticipation de l’ampleur des mouvements du 17 octobre contre la « vie chère ». Elle doit commencer ses travaux mardi avec l’audition du ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez. Un bureau de la commission doit, par ailleurs, se réunir la semaine prochaine.

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