Certains éclatent en sanglots, d’autres ont l’air hagard et peinent à réaliser qu’ils sont sortis de l’enfer. Beaucoup semblent stupéfaits de se retrouver en Ukraine, dans l’atmosphère apaisante d’une forêt à la frontière biélorusse. Ils se ruent sur ce qui leur manquait le plus : des cigarettes et des soupes chaudes.
Partis d’Olechky à la faveur d’un cessez-le-feu local de six jours négocié entre Kiev et Moscou, transportés par autobus en Crimée occupée puis par avion en Biélorussie, ceux qui ont choisi de venir en Ukraine arrivent, samedi 31 octobre, dans un état d’épuisement certain, entre soulagement et sidération, après des années de guerre et d’occupation, et des mois de famine, sans eau, ni électricité ni aide médicale.
Les évacués d’Olechky, une ville située dans le sud de l’Ukraine, face à Kherson, de l’autre côté du fleuve Dniepr, ont vécu sous occupation russe depuis la conquête de la région par l’armée de Moscou, au premier jour de la guerre, le 24 février 2022. Depuis la libération de Kherson par les forces ukrainiennes, le 11 novembre 2022, l’armée russe s’est repliée de leur côté du Dniepr. Olechky est alors devenue la première ville du front du côté russe, comme Kherson du côté ukrainien.
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