Politique

Mobilisations sociales : Macron et Lecornu cherchent des leviers face à la sédimentation des colères

Mobilisations sociales : Macron et Lecornu cherchent des leviers face à la sédimentation des colères

Un pouvoir sur le qui-vive. Samedi 31 octobre, l’exécutif est de nouveau l’objet de la colère sociale. « Une journée à très haut risque » se profile, selon l’expression choisie par le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, lors d’un déplacement à Rouen, vendredi. Pour le troisième samedi consécutif, des centaines de milliers de manifestants devraient se masser dans les rues des grandes villes de l’Hexagone. Un énième rendez-vous pris par ces Français excédés par la baisse du pouvoir d’achat, la détérioration des services de l’Etat ou l’affaissement des libertés publiques.

Dans la dernière ligne droite du mandat d’Emmanuel Macron, le gouvernement de Sébastien Lecornu est rattrapé par un climat politique qui ne montre aucun signe d’accalmie. Le temps, l’argent, la confiance… L’exécutif ne dispose d’aucun de ces trois leviers pour faire autorité ou même se rendre audible auprès d’un mouvement qui n’a ni revendications univoques ni véritables représentants.

La journée du 17 octobre a mis en lumière cette tension. Le mouvement lycéen, né à la mi-septembre, a créé un terreau favorable à la mobilisation d’autres groupes protestataires, au point de ranimer le mouvement des « gilets jaunes », d’offrir un théâtre aux exactions de l’ultragauche et de l’ultradroite, tout en attirant de jeunes délinquants guidés par l’opportunisme.

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