Fin juin, France Festivals, le réseau de festivals de musique et du spectacle vivant, avait sondé sa centaine d’adhérents, à la demande de la direction générale de la création artistique (ministère de la culture) sur « les conséquences des épisodes de canicule et de fortes chaleurs ». Première observation, la plupart ont déjà engagé des audits spécifiques, des études de vulnérabilité et mis en place des protocoles, des cellules de crise ou des procédures graduées. Si tous les métiers sont concernés – équipes administratives, techniciens, artistes et bénévoles –, les difficultés s’amplifient dans certains bâtiments dont les salles patrimoniales restent difficiles à climatiser ou dans les lieux extérieurs sans zone d’ombre.
Les festivals ont renforcé les dispositifs de prévention, comme la multiplication des points d’eau ou les ouvertures anticipées à des espaces climatisés. Mais tous constatent « une organisation du travail profondément transformée » et « une hausse très importante des dépenses » en ventilateurs, climatiseurs, brumisateurs, glacières, fontaines à eau, tout comme en consommation électrique, location de matériel ou transports supplémentaires.
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