Tranquillement attablé dans un hôtel de Granollers (Espagne), dans la périphérie de Barcelone, Mads Pedersen était d’humeur loquace à la veille de débuter le Tour de France. « Je peux continuer », rétorque-t-il à un attaché de presse de l’équipe Lidl-Trek qui tentait d’écourter la session avec les journalistes. Pendant plus de 15 minutes, le sprinteur danois a tenté de prédire ses trois semaines de course. A l’heure d’attaquer la dernière étape, dimanche 26 juillet, écourtée entre Thoiry (Yvelines) et les Champs-Elysées, à Paris, place au bilan.
Le champion du monde 2019 a souvent visé juste. « Je ne suis pas inquiet par rapport à la dernière semaine », prophétisait par exemple le coureur de 30 ans, qui a effectivement traversé sans trop de souci les trois étapes alpines, malgré leur foule d’ascensions. Pas de panne de réveil non plus à signaler pour celui qui jugeait « facile de se lever quand on est payé à faire quelque chose qu’on aime ».
Mais Mads Pedersen ne pouvait pas faire un carton plein. « Le but principal est de gagner des étapes, et si j’en gagne plusieurs, le maillot vert viendra », affirmait-il. Raté, pour l’instant. S’il s’est bien assuré de porter la tunique de meilleur sprinteur avant de se lancer dans la dernière ligne droite du Tour, il ne le doit pas à ses victoires. Le natif de Tollose, dans l’est du Danemark, n’en a décroché qu’une seule pour l’instant. A Foix, lors de la quatrième étape, à la conclusion d’une échappée de 10 coureurs dont il était le seul sprinteur.
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