Cultura

Cannes 2026 : dans « L’Objet du délit », Agnès Jaoui confronte l’hédonisme de Mozart aux préoccupations de la « gen Z »

Cannes 2026 : dans « L’Objet du délit », Agnès Jaoui confronte l’hédonisme de Mozart aux préoccupations de la « gen Z »

SÉLECTION OFFICIELLE – HORS COMPÉTITION

SÉLECTION OFFICIELLE – HORS COMPÉTITION

« Voi che sapete che cosa è amor », chante Chérubin, jeune page troublé par ses premiers émois amoureux, dans l’acte II des Noces de Figaro : « Vous qui savez ce qu’est l’amour, Mesdames, voyez si je l’ai dans le cœur. » C’est sur cette célébrissime aria que s’ouvre le dernier long-métrage d’Agnès Jaoui, au beau milieu d’un casting où de jeunes prétendantes enchaînent le tour de chant. Présenté hors compétition, dans le dernier virage du rallye cannois, il s’agit du premier film que l’actrice-scénariste-réalisatrice écrit sans Jean-Pierre Bacri, son partenaire de toujours, disparu en 2021, mais avec un quatuor de nouveaux auteurs (Emmanuel Salinger, Noé Debré, Florence Seyvos et Laurent Jaoui).

L’Objet du délit se présente donc comme un film de troupe, récit de la fabrication d’un spectacle façon Chantons sous la pluie (Stanley Donen et Gene Kelly, 1952) ou French Cancan (Jean Renoir, 1955), mais cette fois dans le champ de l’opéra. Le programme pourrait sembler ultra-classique, mais Jaoui en profite pour le faire dérailler par l’irruption de questions contemporaines sur la renégociation des rapports de plateau entre hommes et femmes – questions qui concernent aussi, ô combien, le cinéma, par extension.

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