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Sébastien Lecornu incité à ne surtout pas baisser la TVA sur les carburants

Sébastien Lecornu incité à ne surtout pas baisser la TVA sur les carburants

Dans sa bataille politique autour des carburants, Sébastien Lecornu a trouvé un nouvel allié : le conseil des prélèvements obligatoires, une institution liée à la Cour des comptes et désormais présidée par son ancienne ministre des comptes publics, Amélie de Montchalin. Face à l’envolée des prix provoquée par la guerre au Moyen-Orient, ce groupe d’une quinzaine d’experts pousse le premier ministre à tenir bon, et ne surtout pas baisser les taxes sur l’essence et le gazole pour limiter l’impact sur les consommateurs.

C’est pourtant la réclamation numéro un du Rassemblement national. Les aides ciblées accordées par le gouvernement aux routiers, aux pêcheurs, etc., ne sont « pas à la hauteur des difficultés des Français », répètent ses dirigeants sur tous les plateaux. Selon eux, la solution consiste à ramener la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les carburants de 20 % à 5,5 %, et de manière « pérenne », pour diminuer vraiment les prix à la pompe.

Erreur totale, juge le conseil des prélèvements obligatoires dans son rapport sur la fiscalité énergétique publié mercredi 3 juin. « A court terme, l’utilisation de l’outil fiscal pour compenser les fluctuations du prix des énergies fossiles serait contre-productive », écrivent les experts.

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