Cronache di guerra

Vladimir Poutine essuie une série de revers qui alimentent le mécontentement en Russie et interrogent sa stratégie

Vladimir Poutine essuie une série de revers qui alimentent le mécontentement en Russie et interrogent sa stratégie

Perte de popularité, économie en berne, enlisement en Ukraine, recrudescence des attaques ukrainiennes sur le sol russe : les déconvenues s’accumulent pour Vladimir Poutine, plus obnubilé que jamais par sa propre sécurité, comme l’a rappelé sa visite à Astana, la capitale du Kazakhstan, du 27 au 29 mai. Un véhicule doté d’une tourelle de mitrailleuse ainsi que d’un système mobile de brouillage antidrone figurait dans l’impressionnant cortège présidentiel : 20 voitures, 14 motards, un hélicoptère de surveillance sillonnant la ville, préalablement vidée de ses passants. Si le chef du Kremlin n’a jamais badiné sur sa protection, le dispositif déployé à Astana en dit long sur sa hantise d’être ciblé par un drone ennemi.

Sa crainte est fondée. Ces derniers mois, les drones ukrainiens ont attaqué de façon répétée Moscou et sa région, des entreprises du secteur de la défense, des aérodromes militaires, des grandes raffineries, des installations portuaires dans la Baltique et en mer Noire. Depuis peu – c’est une nouveauté –, Kiev produit et utilise massivement des drones à moyenne portée, jusqu’à 200 kilomètres, indétectables, qui, fabriqués en association avec l’entreprise américaine privée Swift Beat LLC, commencent à produire leurs effets. C’est ainsi que les autoroutes de la « Nouvelle Russie », qui traversent les territoires occupés par l’armée russe de la Crimée au Donbass et par lesquelles transite la logistique nécessaire au front, sont devenues impraticables, se trouvant désormais sous le feu nourri des drones Hornet, dotés d’intelligence artificielle et reliés à Starlink.

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